6e édition du Parcours Saint Germain
Du 29 mai au 19 juin 2008
Après une cinquième édition gourmande, où artistes et grands chefs ont collaboré, le Parcours
Saint Germain se propose d’explorer un nouvel univers enchanteur et féerique. Une trentaine de lieux
d’exposition jalonneront ce parcours d’art contemporain autour d’une même thématique : Il était une
fois...
Cette année encore, des créations originales seront exposées pendant 3 semaines dans les boutiques
de luxe du quartier (L.V.M.H, Christian Lacroix, Sonia Rykiel, Paule Ka, agnès b, Longchamp, Zadig &
Voltaire, etc.) et dans les lieux qui constituent le paysage de Saint-Germain-des-Prés, sa place, le café
des Deux Magots, le Café de Flore, la place Furstenberg.... Cet événement artistique renoue depuis l’an
2000, avec une longue tradition qui fit de Saint-Germain-des-Prés l’un des symboles de la vie culturelle
parisienne.
“Il était une fois...” propose de s’inspirer des contes et légendes populaires, qui constituent un
fond culturel persistant et universel et qui irriguent par leurs figures et leurs thèmes beaucoup de formes
d’expression traditionnelles ou modernes. L’idée est de mettre en lumière l’influence que la thématique
des contes exerce sur l’imaginaire humain, ses valeurs esthétique, culturelle et universelle, en donnant
carte blanche aux artistes et aux écrivains pour régénérer cet imaginaire ou devenir acteurs de leur
propre conte.
Claude Lévêque privilégie le travail in situ. Bien qu'il ait souvent travaillé sur le
terrain des objets, ses choix se penchent vers la création d'espaces et d'atmosphères.
L'outil privilégié de l'artiste reste l'environnement quotidien. À travers
des installations l'artiste recherche à voir, regarder le réel autrement...
Dans le monde de Claude Lévêque émergent des objets issus de la réalité, des
ampoules et néons ou encore des fumées et brouillard de théâtre.
L’espace, l’expérience du corps, l’intuition, la sensibilité et l’émotion sont
les maîtres mots du travail pluridisciplinaire de Marina De Caro. Dans son
univers coloré, un langage corporel expérimente l’espace scénique où se
déploie une narration.
Le dessin est pour elle l’étape initiale et fondamentale à tout projet. Elle
dessine, depuis et vers l’âme, des formes fabuleusement baroques et
oniriques. Ses installations se déploient dans un espace poétique et
sensible, où les possibilités sont infinies. L’oeuvre a des sens multiples,
bien plus que visuelle et tactile : le corps prend place dans un espace et
y répond par son comportement.
Le monde de Katia Bourdarel est traversé de princes et de
princesses, d'instants de bonheur valsés et suspendus dans la
circularité de l'animation. C'est ce monde, le nôtre, mais en
images. Son oeuvre joue sur les ressemblances, les intimités,
le tissu familial. Tout est en surface, tout est joué, tout semble
simple. Mais quelque chose oblique dans ces images.
L’oeuvre de Katia Bourdarel se nourrit de notre imaginaire, d’étrangeté et de singulier. Elle convoque douceur et cruauté à
travers l’imagerie populaire des contes et légendes.
Hors de toute ligne esthétique définie, Hugues Reip, artiste polymorphe
et pluridisciplinaire, s’attache à faire ressortir d’un objet,
d’un lieu, d’une histoire, une qualité, une idée qui motive ses créations.
La science et la fiction sont toujours intimement liées dans
la construction de l'univers d’Hugues Reip et la préparation de ses
voyages fantastiques. Après Eden où des fleurs géantes en
papier illustraient un paradis imaginaire, son installation de drôles
de cailloux chez agnès b, met en lumière la relation entre ses
différents univers oniriques.
Laure Tixier est une artiste qui nous replonge dans le monde de l’enfance et de
l’imaginaire au travers d’un univers de fictions oniriques et poétiques. Elle travaille à partir de différents supports, réalise des installations, propose des vidéos ou
encore des fictions architecturales.
Plaid Houses ou Maison Couverture, est une oeuvre qui a été produite pour La
Maison des Arts, et comprend trois “sculptures couvertures” en feutre accompagnées
de 150 dessins. Cette oeuvre, en continuel devenir, constitue la première
fiction d’architecture en référence à celle que l’on construit étant enfant sous les
couvertures.
Olivier Babin
Vanessa Bruno
Galerie Frank Elbaz, Paris
Comme cela se produit souvent dans le travail d’Olivier Babin lorsqu’il se
construit surtout à partir d’histoires et de digressions, et comme cela se
justifie particulèrement dans ce cas précis du thème des contes de fées,
qui ont souvent des racines communes et de nombreux points de
convergence, il a pensé à un projet, puis un autre, puis un autre...
Entre l’extravagante histoire de Jack et le haricot magique et celle de La
Princesse au petit pois, également appelé La Vraie Princesse, son coeur
de prince balance !