Boris Vian

Né le 10 mars 1920 à Ville-d’Avray (Seine-et-Oise, aujourd’hui Hauts-de-Seine) et mort à l’age de 39 ans, le 23 juin 1959 à Paris (7e arrondissement).

Artiste multidisciplinaire Boris Vian était : poète, parolier, chanteur, critique musical, musicien de jazz (trompettiste) et directeur artistique français. Ingénieur formé à l’École centrale, scénariste, traducteur (anglais américain), conférencier, acteur et de peintre.

De l’enfant précoce à l’ingénieur

Atteint d’une maladie du cœur, Boris Vian comprend dès l’âge de 5 ans que son temps est compté pour faire tout ce qu’il doit accomplir dans sa vie.
A 5 ans il sait lire et à huit ans il avait déjà parcouru toute la littérature française.
A 15 ans, il obtient son baccalauréat latin grec et à 17 ans son bac de philosophie et de mathématiques, tout en préparant le concours d’entrée à l’Ecole centrale
Il se passionne pour le Jazz et apprend la trompette avec ses deux frères tout en continuant en parelle l’écriture et à s’intéresser à la pataphysique, cette science de l’imaginaire.

Réputé pessimiste, Boris Vian adorait l’absurde, la fête et le jeu, s’amuser et se moquer d’absolument tout, sans épargner les institutions religieuses et scientifiques.
Il est l’inventeur de mots et de systèmes parmi lesquels figurent des machines imaginaires et des mots, devenus courants de nos jours.

Inventé par Boris Vian :

Dans son roman L’Écume des jours :
« Le mot valise composé de piano et de cocktail donne le pianocktail qui est une sorte de piano qui dispense selon le morceau joué certaines liqueurs plus ou moins aromatisées ».

Autres inventions littéraires de Boris Vian :

Députodrome :
Forcément, le lieu où les lois sont votées !

Peignophone :
Un instrument inventé au lycée, composé d’une feuille de papier à cigarette et d’un peigne.
En soufflant dessus, l’objet vibrait et produisait un son.

Tube :
Avant Boris Vian, une chanson à succès s’appelait un « saucisson » !
On comprend pourquoi vers 1955, il a voulu la renommer !

Quelques citations de Boris Vian

Quelques unes de ses oeuvres littéraires :

1942-1970 Trouble dans les andains
1943 – 1944 Vercoquin et le planchon
1946 – 1947 L’Ecume des jours
1946 – 1956 L’Automne à Pékin
1948 – 1949 L’Herbe rouge
1947 – 1951 L’Arrache-coeur

Quelques unes de ses chansons :

– Complainte du progrès
– Le déserteur
– On n’est pas là

Quelques uns de ses tableaux :

Il apprends la trompette avec ses deux frères et devient musicien, auteur compositeur, interprète de chansons décalées, irrévérencieuses, parfois engagées. Des chansons qui témoignent de l’état d’esprit de la jeunesse de l’après-guerre et qui s’exprime à travers le jazz et les clubs de Saint-Germain-des-Près !

Boris Vian ; « Sans le jazz la vie serait une erreur ».

Boris Vian : « Pour vous donner un détail personnel, je suis venu à la pataphysique vers l’âge de huit ou neuf ans en lisant une pièce de Robert de Flers et d’Henri Caillavet qui s’appelle La belle aventure. C’est vraiment le dernier endroit où on peut s’attendre à en trouver quand on n’est pas physicien. Mais elle contenait notamment cette réplique qui était à la création dans la bouche de Victor Boucher et que je vous donne pour conclure ce petit entretien préalable. Je crois qu’elle peut initier tout le monde très aisément et très rapidement à la pataphysique. C’est la suivante :

Je m’implique volontiers à penser aux choses auxquelles je pense que les autres ne penseront pas. »

Boris Vian et Saint-Germain-des-Prés

Boris Vian figure de Saint-Germain-des-Près.

Boris, plus insatiable et plus passionné que tout autre. Les caves, centre de rencontres clandestines pendant l’Occupation, s’ouvrent alors comme par enchantement et deviennent des lieux de fête où le jazz règne en maître. Il ne se passe pas de soir où l’on ne rencontre pas Boris Vian au Tabou et au Club Saint-Germain.

Malgré ses activités nocturnes et musicales, Boris sent naître en lui le besoin d’écrire, d’inventer des histoires. Il rédige son premier roman « Vercoquin et le Plancton ».
Boris a tout son temps pour écrire à sa guise et il ne s’en prive pas. Il entreprend un second roman qui deviendra L’Écume des Jours.
En 1946, c’est la rencontre au café de Flore de Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir. Boris est invité à entrer dans l’équipe de la revue « Les Temps Modernes » que dirige le philosophe.

Boris Vian et Juliette Greco
à Saint-Germain-des-Prés. (Photo Paris-Match)